Les hommes, comprennent-ils la ménopause ?

Les hommes, comprennent-ils la ménopause ?

Parles-tu avec ton conjoint de la ménopause ? Je parie que “non”. Car c’est un non-sujet pour les hommes. Cela ne les intéresse absolument pas. Voire ça les agace, clairement, si jamais on commet l’imprudence d’en parler. Ou, dans le meilleur des cas, ils vont s’en moquer.

Les hommes ne comprennent pas ce que nous ressentons et ne sont pas en mesure de l’imaginer… Ils s’en fichent et sont la plupart du temps incapables de savoir quoi faire ou quoi dire. Par exemple, un mari peut dire de temps en temps : “Tu le fais exprès ou…? ” Eh bien, non, j’ai mal ou je me sens mal. A cause de cet fichue ménopause. 
 
Une copine a éclaté de rire quand son mari lui a dit : “Voilà, j’ai trouvé ta chanson. “Je ne suis pas bien portante”. Remplace seulement militaire par ménopause…”
 

D’ailleurs, les femmes qui ne sont pas (encore) à la ménopause ne comprennent pas non plus.
 
Et celles qui sont vraiment pas bien à la ménopause ont marre aussi de s’expliquer ou de s’excuser pour ses douleurs et son mal-être.
 

Mais pourquoi on a envie de parler de la ménopause ?

Beaucoup de femmes connaissent une vraie souffrance à la ménopause. Entre les bouffées, l’insomnie, l’irritabilité, la prise du poids, les douleurs multiples du corps, partout… eh bien, on en a marre et on a envie d’en parler. Parce que trop, c’est trop. Et parce qu’on est perdue. On ne sait pas quoi faire, mise à part d’avaler des cachets THS (traitement hormonal de substitution) et quelques vagues médocs homéopathiques. Ou quelques plantes. On ne sait pas. On essaie ceci, cela, ça ne marche pas. On a toujours les bouffées et les douleurs. Même avec les copines, on parle peu. On peut se filer quelques tuyaux, se plaindre un peu, ça fait du bien. Mais à la maison, ce sujet est sujet non gratta. Le conjoint s’en fout. Il subit juste nos humeurs, nos énervements, nos gémissements de douleur.

La situation est carrément catastrophique dans les vieux couples. La routine et la lassitude ont creusé petit à petit une vraie rupture dans la communication. On se parle peu. Et pour une femme, venant de la planète Venus, ça c’est inconcevable (lire à ce sujet “Les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus”).

Pourquoi faut-il parler de la ménopause avec ton conjoint ?

Sans communication, un couple est… mort. Il n’y a pas de complicité, de connivence, de compréhension, d’amour… C’est d’autant plus dommage dans les cas où le conjoint a le même âge. Parce qu’il y a de fortes chances alors qu’il commence à éprouver les signes de l’andropause, la ménopause au masculin.

Je fais le point sur ce sujet dans une vidéo “Que pensent les homme de la ménopause” – clique sur l’image pour la voir :

Ménopause et andropause

Le point commun de la ménopause et l’andropause c’est l’affaiblissement des ovaires et des testicules, tous les deux conditionnant l’état des organes, des muscles, des os, des articulations, de la peau et du système nerveux. D’ailleurs les symptômes de l’andropausese ressemblent beaucoup à ceux de la ménopause :

  • troubles de la mémoire
  • fatigue de plus en plus fréquente
  • sautes d’humeur
  • vie sexuelle moins active
  • os plus fragiles…

A cette liste se rajoutent d’autres, plus spécifiques pour les hommes, comme l’atrophie des muscles ou les troubles de la prostate.

Mais nous, femmes et hommes, agissons différemment. Chez les hommes, le déclin hormonal est plus lent. Alors que dès les premiers signes de ménopause, les femmes consultent leur médecin, les hommes observent les changements graduels dans le corps. Ils apprennent même à vivre avec, convaincus qu’il s’agit des conséquences inévitables du temps qui passe. Et ils n’en parlent surtout pas. Jamais. Encore moins avec leurs femmes.

Voilà qu’un mur de silence se bâtit autour de ces 2 phénomènes : la ménopause et l’andropause. Ce sont deux non sujets. Sujets non gratta. Pourtant nous allons vivre avec pendant plusieurs années.

Est-ce que la vie aurait été meilleure si nous, êtres humains, naissions vieux et mourions bébés ?

La communication bienveillante

La solution ? Se parler. S’écouter. Même sans réagir, sans rien dire. Avoir une oreille attentive et un coeur bienveillant à sa disposition n’a pas de prix. Les douleurs et les bouffées ne vont pas s’arrêter, mais qu’est-ce que ça fait du bien de savoir que je ne suis pas seule. Que j’ai une épaule solide pour m reposer. Non ?

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