Les 14 choses que je regrette à 50 ans

Les 14 choses que je regrette à 50 ans

Si tu me connais déjà un peu, tu sais que je suis une optimiste jusqu’au bout des ongles. Avoir vécu une dépression pendant 2 ans m’a surtout appris une chose : être heureuse à chaque instant de ma vie. C’est devenu littéralement viscéral chez moi : dès que le moindre nuage de tristesse ou déprime apparaît, je le chasse aussitôt. Je dois dire que je n’ai pas du mal à le faire. C’est rare que je n’arrive pas à reprendre le contrôle sur mon mental. Et tu le sais sans doute : tout commence par là, par ton mental, par tes pensées. Tes pensées vont provoquer tes émotions, et ton état émotionnel va déclencher tes actions.

Mais parfois, j’aime bien me replonger dans mon passé. J’ai une nostalgie légère de mon enfance insouciante et heureuse, des gens que j’ai aimés et perdus, des choses que j’aurais pu faire ou éviter.

Alors, voici ma liste des 14 choses pour lesquelles je garde un léger sentiment amer de regret.

1 Ne pas avoir su garder ma famille

La toute première chose que je regrette le plus est de ne pas avoir eu la maturité et la sagesse nécessaires pour construire et garder ma propre famille.

Etre plus exigeante en amour et avoir plus confiance en moi, ce sont des choses essentielles que je comprends bien mieux maintenant, à plus de 50 ans. J’avais certainement un complexe subconscient qui me poussait de vouloir retenir à tout prix, d’abord mon premier petit ami, ensuite mon ex-mari et tout récemment mon conjoint.  La durée de la relation était pour moi très importante. Plus un homme restait avec moi, plus j’avais la certitude que je le “tenais”, qu’il sera accro à moi et qu’il ne me quittera jamais. Quelle illusion ! Les 20 ans de mariage n’ont pas empêché mon ex mari de trouver une autre femme, lui faire un enfant et nous quitter, moi et nos deux filles.

Bien sûr, dans sa version des faits, c’était de ma faute. Je lui parlais mal, je le négligeais… Mais lui faisait pareil à mon égard. Nous avons sans doute, tous les deux, manqué d’intelligence amoureuse.

A qui la faute ? Voir regret n°4.

2 Se marier avec la mauvaise personne

Ce regret découle du premier. La décision d’épouser mon ex mari n’était sans doute pas la meilleure, mais qui sait à 23 ans si c’est le bon choix ou pas. Se marier tôt [et même plus tard] relève de la loterie : tu peux cocher les bons chiffres ou pas. J’ai sans doute eu une mauvaise pioche, mais pas seulement. Est-ce que mes motivations de me marier étaient les bonnes ?

Il peut y avoir plusieurs raisons pour se marier : par amour, pour copier ses copines, avoir un statut social, ne pas être seule…

Quelles étaient mes motivations ? J’avais de l’amour pour mon ex-mari, mais est-ce une raison pour se marier ? Voir regret n°3.

3 – Avoir écouté le conseil de mon père et me marier

Ce 3ème regret découle du 2ème : avoir écouté mon père et me marier, même si je n’avais pas envie. Je revoie toujours cette scène : mon père et moi, assis dans un hall d’aéroport et lui me disant « Oui, c’est bien de te marier avec X, c’est un bon parti ». Bon parti ! J’aimais beaucoup mon père, homme autoritaire et respecté, je l’ai écouté et je me suis mariée. Quelques mois plus tard, lui et mon mari ne se supportaient pas et ne se parlaient plus.

Pourquoi mon père voulait-il me marier ? Je n’avais même pas 24 ans. Voulait-il être tranquille en tant que parent qui a “casé” sa fille ?

Nos parents ont de l’expérience, nous les aimons, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut les écouter.

4 – Ne pas comprendre plus tôt que chacun porte sa responsabilité pour ses actes

Cela paraît évident, non ? Sauf quand tu es en dépression, en sous estime totale de toi-même et quand tu n’arrêtes pas de te culpabiliser. Crois-moi, tu es loin de réaliser que ce n’est pas toi la responsable des erreurs et des malheurs de la terre entière. Le réaliser a été super salvateur pour moi.

C’est grâce à cette prise de conscience que j’ai pu sortir de ma dépression suite mon divorce.

5 – Ne pas avoir parlé assez avec mon papa

Une des choses que je regrette le plus est de ne pas avoir pris le temps de parler davantage avec mon père. J’avais 27 ans quand j’ai quitté mon pays natal et ainsi coupé les relations régulières avec ma famille. Je la voyait certes à Noël, pendant les vacances, mais ce n’était plus pareil. Mon papa a décédé en 2007, renversé stupidement par le 4×4 de l’employé d’une ambassade.

6 Ne pas avoir réalisé plus tôt la différence entre l’égo et le vrai moi

Plus tôt on commence à travailler sur soi, mieux c’est. J’ai commencé tard, à plus de 40 ans. Mon divorce était déclencheur. C’est à ce moment-là que j’ai été submergée par toutes ces questions du sens de la vie, de ma mission sur cette terre. Je suis sortie de ma « self-absorption » et découvert le vaste monde. Littéralement.

J’ai passé énormément de temps à me chercher en zigzagant, ça a été très pénible et douloureux. Quels sont mes  rêves ? Pour me les remémorer, je me suis replongé dans mon enfance oubliée. A la recherche de la réponse à la question : « Comment vivre d‘une façon sensée et heureuse ? »

Il était devenu urgent à me reconnecter à mon âme et à mon vrai moi.

7 Ne pas avoir été plus présente auprès de mes filles quand elles étaient petites

Pourtant je voulais être une bonne mère. Mais j’ai aussi été ambitieuse, je voulais faire carrière, je devais me former tout le temps. Ce n’était pas simple.

Mes filles me disaient « Maman, tu n’écoutes pas ». C’était vrai.

Je sais maintenant toute l’importance de l’écoute et de la présence.

8 Ne pas avoir trouvé plus tôt ma vocation professionnelle

A mon époque, les gens ne se posaient pas autant de questions sur leurs vocations ou talents cachés à développer. Je ne me suis jamais vraiment projetée en telle ou telle vie professionnelle. Ma carrière s’est faite presque par hasard.

Ce n’est pas le cas de mes deux filles. La cadette dès sa plus petite enfance, n’arrêtait pas de me poser la question : « Maman, qu’est-ce que je vais faire moi quand je serai grande ? »  Nous avons passé des heures à réfléchir ensemble, toutes les deux, en passant en revue plein de métiers : architecte, médecin, vétérinaire…

Au contraire, ma fille ainée a su très tôt qu’elle voulait être actrice et c’est ce qu’elle fait, d’une certaine manière, aujourd’hui.

J’aurai bien aimé être plus guidée dans mes choix professionnels. Voir regret n°14.

9 Ne pas m’avoir impliqué plus tôt en tant que bénévole

J’ai réalisé récemment que je ne vis que pour moi. Qu’est-ce que je faisais pour les autres ? Rien. Mais rien du tout, littéralement. Je ne parle pas de ma famille. Qu’est-ce je fais pour que le monde aille mieux ?

Quand j’avais plus de temps, je me suis investie dans les Restos du Cœur. Maintenant, quand mon temps libre est limité, je fais, tous les mois, des dons.

10 – Avoir trop travaillé et ne pas avoir passé plus de temps avec ceux que j’aime
Je pense qu’il n’y a personne qui, sur son lit de mort, aurait voulu avoir passé plus du temps au bureau. Leur désir serait sans doute d’avoir passé plus du temps avec la famille, les amis et leurs hobbies.

11 – Ne pas avoir commencé plus tôt à apprécier le moment présent
On prend des photos et des selfies, on poste sur les réseaux sociaux et on rate lamentablement d’être présent véritablement aux moments précieux. Apprendre à apprécier chaque moment est un vrai cadeau de la vie. Présent = cadeau, non ?

12 Ne pas avoir cultivé la gratitude plus tôt
Dans la vie, je pense, il n’y a pas de mérites et rien n’est dû à personne. Quand de belles choses se passent dans ta vie, il est important non seulement d’en avoir la pleine conscience ou awareness, comme disent les anglo-saxons, mais de se remplir de gratitude. C’est un sentiment extraordinaire qui chasse tout ce qui peut nous pourrir : stress, ressentiments, colère, haine… Tout.

13 – Ne pas avoir su mieux gérer l’argent

J’ai beaucoup de générosité et de légèreté dans la gestion de l’argent… quand j’en ai assez. Mais je connais parfaitement la situation de pénurie aussi. Ce qui m’emmène souvent à la réflexion sur la bonne gestion de l’argent et les efforts que j’ai encore à accomplir.

14 – Ne pas être sortie [encore] du système de salariat

J’aime beaucoup ma liberté, dans tous les sens. Ne dépendre de rien et de personne. Etre salariée est assez contraignant et mon rêve est de pouvoir un jour être indépendante financièrement du système de salariat. J’ai déjà échoué une fois avec ma start-up dans le tourisme (plantage total avec le business modèle), mais je suis optimiste et je développe patiemment mon activité de consulting, de coach et d’investisseuse en immobilier. Une affaire à suivre…

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