Bouffées de chaleur à la ménopause : pourquoi ?

Bouffées de chaleur à la ménopause : pourquoi ?

Ah, les bouffées de chaleur à la ménopause, c’est une vraie peste. Parfois c’est tellement violent que l’on peut se demander : est-ce tout de même possible d’être punie à tel point ? Qu’est-ce que j’ai fait, mon dieu, pour mériter ce calvaire ?

Aux yeux des autres, c’est vrai, ça peut paraître anodin, les bouffées de chaleur à la ménopause. Après tout, qu’y a-t-il de méchant d’avoir un peu chaud, de temps en temps. Les gens s’en moquent même, allègrement [ou cruellement].

Sauf que les bouffées de chaleur touchent sept femmes sur dix ! 

Des femmes témoignent de leurs bouffées de chaleur

Voyons quelques témoignages des femmes membres du groupe privé de Marre de la Ménopause sur Facebook.
Elles sont très, très nombreuses à partager leurs expériences et ressentis des bouffées de chaleur.

Anne : “Avant tout….les bouffées de chaleur ! Toutes les 30 minutes environ. Déprime, surcroît d’anxiété. Fatigue écrasante. Vie sociale plus compliquée : peur de me mettre à ruisseler devant les autres …”

Nadia : “J’ai des chaleurs autant de jour que de nuit. Les produits naturels me font effet zéro. Je suis en arrêt car je ne dors plus. Je fais la descente aux enfers. Et, en enfer, il fait chaud ! J’ai 3-4 grosses bouffées par nuit et 6-8 bouffées par jour. Est-ce normal ? Autant que ça ? Après chaque bouffée j’ai tellement froid…. J’espère que c’est juste la ménopause… Mais c’est vraiment trop.”

Isabelle : “J’ai connu tout ça, au début c’est normal qu’il y ait beaucoup de bouffées de chaleur et très fortes. Je passais mon temps à me découvrir, à me couvrir, et à courir aux toilettes ! Ça s’estompe au fil du temps, j’en ai très rarement maintenant, et elle sont légères”.

“Ménopausée à 50 ans, j’ai immédiatement eu d’énormes bouffées de chaleur”

Et les témoignages continuent à pleuvoir.

Rose : “J’ai 59 ans. Ménopausée à 50 ans, j’ai immédiatement eu d’énormes bouffées de chaleur. A tel point que j’ai accepté le THS [traitement hormonal de substitution] malgré mes réticences et le fait que je me soigne depuis toujours à l’homéopathie. Malheureusement rien ne fonctionne. Absolument rien. Ni le THS, ni l’homéopathie, ni le naturel. Il y a deux mois, j’ai décidé d’arrêter le chimique, duphaston et estreva. En quelques jours c’est devenu totalement insupportable. Je dégouline nuit et jour. Je suis obligée de dormir avec une serviette pour m’eponger la nuit. A bout de nerfs, j’ai repris le THS. J’ai y rajouté cerelys et actée à grappes. Et une dose de sulfur en homéopathie. Mais ça ne s’arrange pas ! Je ne sais plus quoi faire. Je suis extrêmement fatiguée.”

Nina : “Mes bouffées de chaleur sont derrière moi. Depuis plus d’un mois, je n’en ai plus ou une petite de temps en temps. Mais j’en ai eu énormément, de jour comme de nuit… Ça m’empêchait de dormir, car j’avais, toutes les 20 minutes, chaud, froid, chaud, froid. C’était insupportable.” 

Estelle : “J’ai connu des chaleurs et froideurs nocturnes pendant un petit moment, trop pénible. J’ai 52 ans, je n’ai plus d’utérus depuis prés de 8 ans. Je suppose donc que j’ai du être ménopausée tout de suite après, car les bouffées de chaleur sont arrivées. Sylvie, mon amie, a 67 ans et pour elle, ça a commencé à 48 ans. Et elle en a encore ! “

Valérie : “Ménopausée depuis 6 ans environ et toujours des sueurs nocturnes. Très chaud et ensuite froid. Entre ma préménopause et ma ménopause : 10 ans de souffrance et ça continue !”

Véro : “Nouveauté ! Quand j’ai des petites bouffées de chaleur, j’ai les oreilles qui rougissent !!! 😄 Vaut mieux en rire  “

“Les bouffées de chaleur, la nuit, c’était l’enfer”

Vraiment extraordinaire à quel point les témoignages concordent.

Mélodie : “Les bouffées de chaleur, la nuit, c’était l’enfer. Je me réveillais trempée et j’étais obligée de me changer. Et le sommeil n’en parlons pas. La journée j’en avais, mais moins. Mais le moindre mouvement me faisait transpirer beaucoup. Il m’est arrivé d’avoir les cheveux tout mouillés en pleine journée. L’enfer aussi.” 

Angélique : “Dans les mauvais jours, j’ai compté jusqu’à 10 bouffées de chaleur par jour, 3 ou 4 par nuit, ça dure depuis 5 ans.” 

Alice : “Je meurs de soif la nuit alors qu’avant je ne buvais jamais. Ma technique pour les bouffées de chaleur ? Je vire tout. Même en plein hiver, j’ouvre le velux 😂 pour le refermer 5 minutes après parce que j’ai froid. C’est mon mari qui est content.” 

Christiane : “On parle toujours de bouffées de chaleur mais jamais des bouffées de froid. La nuit, je me réveille toutes les 2 heures à cause des bouffées de chaleur et de l’envie d’uriner qui vient toujours avec. Je maintiens ma chambre entre 16 et 17 degrés. J’ai de grosses couvertures pour compenser et j’ai une poche à glace pleine d’eau à température de la pièce que je me colle sur la nuque lorsque la bouffée de chaleur est trop forte. J’ai aussi essayé certains produits en vente libre, mais aucun résultat.”

Julie : “J’ai l’impression de vivre mon karma. C est pas humain à la fin !”

Vous l’avez compris : les bouffées de chaleur sont un phénomène répandu et fort désagréable et il n’existe que peu de solutions.

Mais pourquoi avons-nous des bouffées de chaleur ?

Les raisons des bouffées de chaleur à la ménopause ?

Les raisons des bouffées de chaleur sont, sans doute, multiples et encore mal connues. 

Tout commence par la diminution de la sécrétion des oestrogènes par les ovaires due au vieillissement naturel.

Les ovaires envoient un signal à l’hypothalamus, une glande endocrinienne située au centre du cerveau. L’hypothalamus contrôle la température du corps et la sécrétion de plusieurs hormones.
Ainsi, en recevant le signal des ovaires, il augmente la température corporelle et la sécrétion de FSH (folliculostimulante hormone). Je parle de FSH dans ma vidéo sur le test de la ménopause.

D’autre part, les œstrogènes sont impliqués dans la stabilité des vaisseaux sanguins.
Moins d’œstrogènes = moins bon fonctionnement circulatoire = plus de sensations de chaleur.
 
Pour se débarrasser de ces excès de température, le corps accélère le rythme de la circulation sanguine.
Il dilate, puis contracter ses vaisseaux, surtout ceux situés en périphérie (apparition des rougeurs).
Et il va transpirer pour humidifier et rafraîchir la peau (apparition des sueurs).

Pour savoir plus sur les oestrogènes, principale hormone féminine, regardez cette vidéo :

Ça se corse encore car il y des raisons génétiques

Des chercheurs ont récemment trouvé un lien entre la présence d’un gène et la thermorégulation. Lorsque ce gène est absent, il n’y a pas de bouffées de chaleur. L’hérédité serait impliquée donc dans les bouffées de chaleur. 

Le surpoids et le stress influencent les bouffées de chaleur

D’autres raisons : le surpoids ou le tissu adipeux.
La graisse, localisée de façon irrégulière, se comporte comme un isolant thermique naturel. Lorsqu’il y en a beaucoup, la répartition de la chaleur devient difficile. Les bouffées sont susceptibles d’être fréquentes et intenses. Une solution donc pour réduire les bouffées : diminuer la graisse.

Aussi, l’émotivité et le stress.
Le système nerveux autonome, celui que nous ne contrôlons pas, réagit face à une situation supposée dangereuse en augmentant le rythme cardiaque et l’afflux de sang au cerveau et aux muscles.
Résultat : des bouffées de chaleur. Conclusion : il faut être zen si tu veux avoir moins de bouffées.

Est-ce que les femmes minces ont plus de bouffées de chaleur ?

Franchement, je ne sais pas. J’ai entendu des femmes le dire, mais est-ce vrai ?

Il semble qu’un passé de minceur trop importante aura pour effet d’augmenter les bouffées.
La ménopause survient souvent plus précocement et les bouffées de chaleur sont plus fortes.

Les bouffées de chaleur et l’alimentation

Et encore d’autres raisons :

  • les aliments trop chauds
  • les  plats très épicés
  • l’ alcool
  • le café
  • le tabac

Le tabac, par exemple, est déconseillé à cause de :

  • la chaleur qu’il peut provoquée parce qu’il dilate les vaisseaux
  • le fait qu’il impacte les capacités respiratoires.

Enfin, attention aux médicaments qui ont une action sur la vasodilatation (hypotenseurs par exemple) et ceux qui agissent sur le système nerveux central (comme les antidépresseurs).

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